
Impact des revenus étrangers sur les impôts français

Les revenus étrangers peuvent compliquer votre fiscalité en France, surtout si vous êtes retraité avec des pensions ou des investissements internationaux. Voici ce que vous devez savoir :
- Résidence fiscale : Votre statut (résident ou non-résident) détermine comment vont être imposés vos revenus mondiaux.
- Conventions fiscales : La France a signé plus de 120 accords pour éviter la double imposition. Ces conventions précisent quel pays peut imposer vos revenus.
- Déclaration : Utilisez les formulaires 2047 et 2042 pour déclarer vos revenus étrangers en euros, en respectant les taux de change officiels.
- Prélèvements sociaux : Les pensions étrangères peuvent être soumises à des cotisations sociales (17,2 %).
Erreur fréquente : Ne pas déclarer tous vos revenus étrangers ou mal comprendre les conventions fiscales peut entraîner des redressements coûteux. Pensez à conserver vos justificatifs et, en cas de doute, faites appel à un expert fiscal.
Solution : Des services spécialisés comme Planifique peuvent simplifier vos démarches, optimiser vos déclarations et vous éviter des erreurs coûteuses.
La résidence fiscale française et ce qu'elle signifie
Comment la résidence fiscale française est déterminée
Votre résidence fiscale en France repose sur quatre critères principaux, soigneusement examinés par l'administration fiscale :
- Domicile familial : là où se situe votre foyer principal.
- Lieu de séjour principal : si vous passez plus de six mois par an en France.
- Activité professionnelle principale : un critère moins pertinent pour les retraités.
- Centre des intérêts économiques : là où se trouvent vos revenus et investissements.
Pour les retraités, la situation peut être plus compliquée qu'il n'y paraît. Même si vous passez beaucoup de temps à l'étranger, vous pourriez toujours être considéré comme résident fiscal français si votre famille ou vos intérêts économiques restent en France. Cette subtilité est souvent mal comprise : un séjour prolongé hors de France ne suffit pas toujours à rompre ce lien fiscal.
Les conventions fiscales bilatérales signées par la France avec plus de 120 pays jouent un rôle clé dans cette détermination. Ces accords précisent quel pays a le droit d'imposer certains revenus, comme les pensions. Ils permettent également de résoudre les conflits lorsqu'une personne pourrait être considérée comme résident fiscal dans deux pays. Ces critères influencent directement la manière dont vos revenus seront imposés.
Règles fiscales pour les résidents et non-résidents
Votre statut fiscal – résident ou non-résident français – détermine la manière dont vos revenus sont imposés.
- Les résidents fiscaux français sont imposables en France sur l’ensemble de leurs revenus mondiaux, qu’ils proviennent de France ou de l’étranger (pensions, salaires, revenus mobiliers ou immobiliers).
- Les non-résidents sont, eux, imposables uniquement sur leurs revenus de source française, c’est-à-dire ceux provenant d’activités exercées en France, d’immeubles situés en France, ou de pensions versées par l’État français ou une collectivité publique (ex. : retraites de fonctionnaires).
Prenons un exemple :
- Un retraité vivant en France mais percevant une pension suisse doit déclarer cette pension en France. En vertu de la convention fiscale franco-suisse, les pensions privées (issues d’un employeur du secteur privé) sont imposables uniquement dans l’État de résidence, donc en France.
- À l’inverse, une pension publique française (versée par l’État ou une collectivité) à un retraité résidant aux États-Unis reste imposable en France, conformément aux conventions fiscales internationales, sauf cas particuliers (par exemple, si la personne a la nationalité de l’autre État et non celle de la France).
Votre statut fiscal est donc déterminant pour comprendre où et comment vos revenus étrangers seront imposés, et il convient toujours de vérifier les stipulations de la convention fiscale bilatérale applicable entre la France et le pays concern
| Résident en France | Non-résident en France |
|---|---|
| Imposé sur l'ensemble des revenus mondiaux | Imposé uniquement sur les revenus de source française (revenus fonciers, pension publique) |
| Éligible à la plupart des crédits et déductions d'impôt | Accès limité aux crédits/déductions d'impôt |
| Doit déclarer tous les revenus étrangers (formulaire 2047) | Déclare uniquement les revenus français (formulaire 2042-NR) |
| Soumis aux cotisations sociales sur les revenus globaux | Cotisations sociales principalement sur les revenus fonciers français |
Les taux d’imposition diffèrent également selon le statut fiscal.
-
Pour les non-résidents, un taux minimum d’imposition s’applique sur leurs revenus de source française :
- 20 % jusqu’à 29 565 €,
-
puis 30 % au-delà (barème applicable aux revenus de 2024, pour l’imposition de 2025).
Ce taux peut toutefois être remplacé par le taux moyen d’imposition effectif du contribuable, si celui-ci en fait la demande et justifie de ses revenus mondiaux (article 197 A du CGI).
-
Les revenus fonciers français perçus par des non-résidents sont également soumis à des prélèvements sociaux au taux global de 17,2 %.
Toutefois, les personnes affiliées à un régime de sécurité sociale d’un autre État de l’Espace économique européen (EEE) ou de la Suisse bénéficient d’une exonération de la CSG et de la CRDS, et ne supportent que le prélèvement de solidarité de 7,5 % (arrêt de Ruyter, CJUE, 26 février 2015, confirmé par le droit français).
Ces distinctions peuvent prêter à confusion.
Beaucoup de retraités pensent, à tort, qu’un séjour de plus de six mois à l’étranger suffit à rompre leur résidence fiscale française, sans tenir compte d’autres critères déterminants, tels que le lieu du foyer familial ou le centre des intérêts économiques, fixés à l’article 4 B du Code général des impôts.
D’autres négligent de vérifier les conventions fiscales internationales, ce qui peut entraîner des situations de double imposition ou des rectifications fiscales.
Pour éviter ces erreurs, conservez des justificatifs solides de votre situation : factures, relevés bancaires, déclarations fiscales étrangères, preuves de domicile, etc.
Ces documents peuvent être exigés pour établir votre statut fiscal en cas de contrôle.
Enfin, si votre situation présente une complexité particulière, il est recommandé de demander un certificat de résidence fiscale (formulaire 2041-AS) auprès de l’administration fiscale française.
Une bonne compréhension de votre statut fiscal est essentielle avant toute déclaration de revenus étrangers.
Règles fiscales pour les revenus de retraite étrangers
Comment déclarer les pensions et revenus étrangers
En France, déclarer des revenus de retraite perçus à l’étranger suit une procédure bien définie, impliquant plusieurs formulaires.
Tous les résidents fiscaux français doivent déclarer leurs pensions étrangères, même lorsqu’elles ne sont pas imposables en France, conformément aux conventions fiscales internationales.
Cette déclaration permet notamment de bénéficier, le cas échéant, d’un crédit d’impôt ou d’une exonération pour éviter la double imposition.
Pour respecter vos obligations fiscales, vous devez remplir :
- le formulaire n°2047 (Déclaration des revenus encaissés à l’étranger), qui détaille les revenus de source étrangère ;
- et reporter le montant correspondant dans le formulaire n°2042 (Déclaration de revenus), dans la rubrique appropriée (revenus de pension, traitements et salaires, etc.).
Il est recommandé de conserver :
- l’attestation annuelle de pension délivrée par la caisse étrangère,
- les justificatifs de retenues fiscales opérées à la source,
- ainsi que les relevés bancaires attestant du versement des pensions.
Les montants doivent être convertis en euros selon le taux de change moyen annuel publié par la Banque de France pour l’année concernée (ou le taux effectif appliqué si vous pouvez le justifier).
Lors de la déclaration, indiquez toujours le montant brut perçu, même si une retenue fiscale a été opérée à l’étranger. Cette règle s’applique également lorsque la pension a déjà été imposée dans le pays d’origine : l’administration française appliquera ensuite le mécanisme prévu par la convention fiscale (exonération avec ou sans progressivité, ou crédit d’impôt égal à l’impôt étranger).
Une fois la déclaration effectuée, il est essentiel de comprendre le traitement prévu par la convention fiscale entre la France et le pays concerné, afin de vérifier que la double imposition est correctement évitée.
Conventions de non-double imposition et leur utilité
La France a signé des conventions fiscales bilatérales avec plus de 120 pays afin d’éviter la double imposition et de prévenir la fraude fiscale.
Ces accords déterminent quel État a le droit d’imposer un revenu, selon sa nature (salaire, pension, dividende, etc.) et son origine (publique ou privée).
En règle générale :
- Les pensions privées (issues d’une activité salariée dans le secteur privé, d’une LPP, d’un PER, etc.) sont imposables dans l’État de résidence fiscale du bénéficiaire.
- Les pensions publiques (versées par un État, une collectivité ou un organisme public au titre d’un emploi de service public) sont imposables dans l’État payeur, sauf si le bénéficiaire réside dans l’autre État et en possède la nationalité : dans ce cas, le pays de résidence reprend le droit d’imposer.
Exemple concret :
- Si vous vivez en France et percevez une pension privée suisse (AVS, LPP, 3e pilier, etc.), celle-ci est imposable uniquement en France, conformément à la convention fiscale franco-suisse.
-
En revanche, une pension publique suisse (versée par une administration cantonale ou fédérale) sera en principe imposée en Suisse.
Toutefois, si vous êtes résident français et de nationalité française (non suisse), la France récupère le droit d’imposer cette pension, conformément à l’article 18 de la convention franco-suisse.
Les conventions fiscales prévoient trois grands mécanismes pour éliminer la double imposition :
- L’exemption : un des États renonce à imposer certains revenus.
- L’imputation : le pays de résidence impose le revenu mais accorde un crédit d’impôt égal à l’impôt payé à l’étranger.
- La répartition : plus rare, elle partage le droit d’imposer entre les deux États selon des modalités prévues par la convention.
Il est essentiel de connaître le mécanisme applicable à votre situation, afin d’éviter les erreurs de déclaration ou les impositions doubles.
Dans les situations complexes, par exemple lorsqu’un retraité perçoit des pensions de plusieurs pays, chaque revenu peut relever d’un traitement fiscal distinct selon la convention bilatérale concernée.
Dans ce contexte, faire appel à un expert en planification internationale, comme Planifique, peut être une aide précieuse pour sécuriser vos démarches et optimiser votre fiscalité globale.
Cotisations sociales sur les revenus étrangers
Les prélèvements sociaux français – CSG, CRDS et CASA – s’appliquent aux pensions étrangères perçues par les résidents fiscaux affiliés au régime de sécurité sociale français.
Autrement dit, si vous relevez de la protection sociale française (régime général, fonction publique, etc.), vos revenus de retraite étrangers sont soumis à ces contributions, au même titre que vos pensions françaises.
Le taux global de ces prélèvements dépend de votre situation :
- Pour la majorité des retraités affiliés au régime français, il atteint jusqu’à 9,1 % (8,3 % de CSG + 0,5 % de CRDS + 0,3 % de CASA), selon le revenu fiscal de référence et la composition du foyer.
- Certains foyers bénéficient d’un taux réduit ou d’une exonération totale, selon les seuils fixés chaque année par la loi de financement de la sécurité sociale.
Cependant, des exemptions existent :
les personnes affiliées à un régime de sécurité sociale d’un autre État membre de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de la Suisse sont exonérées de la CSG et de la CRDS, conformément à la jurisprudence de Ruyter (CJUE, 26 février 2015).
Elles ne supportent alors que le prélèvement de solidarité au taux de 7,5 %, à condition de pouvoir fournir les justificatifs d’affiliation étrangère (formulaire S1 ou attestation d’assurance).
Cette coordination européenne des régimes de sécurité sociale joue donc un rôle clé :
par exemple, un retraité résidant en France mais affilié au système de santé suisse (LAMal) ne sera pas redevable des prélèvements sociaux français sur ses pensions suisses.
Enfin, les prestations de retraite versées sous forme de capital bénéficient d’un régime spécifique :
elles peuvent, sur option, être soumise à un prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5 %, à condition qu’il s’agisse :
- d’un versement en capital unique,
- provenant d’un régime de retraite supplémentaire obligatoire ou facultatif,
-
et que les cotisations aient été versées à titre professionnel (LPP, PER d’entreprise, etc.).
Cette option s’exerce lors de la déclaration annuelle de revenus et peut se révéler plus avantageuse qu’une imposition au barème progressif.
Compte tenu de la complexité des règles de coordination entre systèmes sociaux et fiscaux, il est souvent préférable de consulter un professionnel avant toute déclaration.
Une mauvaise application des prélèvements sociaux peut entraîner des coûts injustifiés et des démarches de rectification longues et contraignantes.
Déductions et crédits d'impôt avec des revenus étrangers
Comment les revenus étrangers influencent vos déductions
Les revenus de source étrangère peuvent modifier vos droits à déductions fiscales en France, en particulier pour les retraités percevant des pensions de plusieurs pays.
1. Déductibilité de la CSG
La Contribution Sociale Généralisée (CSG) prélevée sur les pensions peut, selon les cas, être partiellement déductible du revenu imposable (à hauteur de 6,8 % sur les 8,3 % de CSG au taux plein).
Cependant, cette déductibilité ne s’applique que si la CSG a été effectivement acquittée sur des revenus soumis à la sécurité sociale française.
Ainsi :
- Si votre pension étrangère est soumise aux prélèvements sociaux français, la part déductible de la CSG sera bien imputable sur votre revenu global imposable.
- En revanche, si vous êtes affilié à un régime de sécurité sociale étranger (par exemple, la LAMal suisse), aucune CSG ne s’applique en France, et il n’existe donc aucune déductibilité correspondante.
2. Abattement de 10 % sur les pensions
L’abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels s’applique uniquement sur les revenus de pensions imposables en France.
Autrement dit :
- Si la convention fiscale bilatérale attribue le droit d’imposer la pension à la France, l’abattement de 10 % est applicable.
- Si la pension est imposable uniquement à l’étranger, elle doit tout de même être déclarée à titre informatif en France, mais l’abattement de 10 % ne sera pas accordé, car aucun impôt français n’est dû.
Exemple :
Une pension suisse privée perçue par un résident fiscal français est imposable en France selon la convention franco-suisse : l’abattement de 10 % s’applique donc.
En revanche, une pension publique suisse imposable uniquement en Suisse n’ouvre aucun droit à abattement en France, puisqu’elle n’entre pas dans le revenu imposable français.
3. Rôle des conventions fiscales
Les conventions fiscales bilatérales signées par la France avec plus de 120 pays déterminent la répartition du droit d’imposer et, par conséquent, les déductions et abattements applicables.
Elles constituent donc un outil essentiel pour comprendre votre situation fiscale globale, en fonction :
- du pays d’origine de la pension,
- de sa nature (publique ou privée),
- et de votre régime d’affiliation sociale.
Une lecture attentive de la convention fiscale applicable est indispensable pour éviter les erreurs de déclaration et optimiser vos déductions légales.
Maximiser vos crédits d'impôt
Le crédit d’impôt pour impôt payé à l’étranger est l’un des principaux mécanismes permettant d’éviter la double imposition des revenus étrangers.
Ce crédit est prévu par la majorité des conventions fiscales bilatérales signées par la France.
Il doit être déclaré en case 8TK du formulaire n°2042, après avoir reporté le revenu concerné sur le formulaire n°2047 (revenus encaissés à l’étranger).
Il existe deux formes principales de crédit d’impôt :
- Le crédit d’impôt égal à l’impôt français (méthode de l’exemption avec progressivité) : la France exempte le revenu étranger, mais l’inclut dans le calcul du taux effectif d’imposition.
- Le crédit d’impôt égal à l’impôt étranger (méthode de l’imputation) : le revenu est imposé en France, mais l’impôt payé à l’étranger vient en déduction de l’impôt français dû sur ce même revenu.
Le type de crédit applicable dépend directement de la convention fiscale entre la France et le pays d’origine du revenu (par exemple, la convention franco-suisse prévoit en général un crédit d’impôt égal à l’impôt français pour les pensions privées).
Pour optimiser votre avantage fiscal, il est recommandé de :
- Conserver tous les justificatifs d’imposition à l’étranger (avis d’imposition, attestations de retenues à la source, certificats fiscaux des caisses de pension, etc.) ;
- Utiliser le taux de change officiel annuel publié par la Banque de France ou, à défaut, le taux moyen constaté sur l’année d’encaissement. Une erreur de conversion peut modifier sensiblement le crédit d’impôt accordé ;
- Vérifier la cohérence des montants entre vos déclarations françaises et étrangères, afin d’éviter toute discordance lors d’un contrôle fiscal.
Par ailleurs, certaines dépenses ouvrant droit à des crédits ou réductions d’impôt en France — comme les emplois à domicile, les travaux de rénovation énergétique ou les dons à des associations — restent applicables, même en présence de revenus étrangers.
Leur calcul dépendra toutefois de votre revenu fiscal de référence, qui inclut l’ensemble de vos revenus mondiaux, y compris ceux perçus à l’étranger.
Dans les situations complexes, notamment lorsque vous percevez des revenus de plusieurs pays, il peut être judicieux de faire appel à un expert en fiscalité internationale, tel que Planifique, spécialiste du droit fiscal franco-suisse.
Ces professionnels maîtrisent les conventions fiscales et peuvent identifier des leviers d’optimisation souvent méconnus, tout en garantissant la conformité de votre déclaration.
À retenir : conservez précieusement vos relevés bancaires, attestations d’imposition étrangère, certificats de vie et tout justificatif de versement : ces documents sont essentiels pour bénéficier pleinement des crédits d’impôt prévus par la législation française.
Erreurs fréquentes à éviter lors de la déclaration
Une déclaration correcte est essentielle pour bénéficier pleinement des déductions, abattements et crédits d’impôt prévus par la législation française.
1. Utilisation d’un taux de change incorrect
L’une des erreurs les plus fréquentes concerne l’utilisation d’un taux de change erroné.
Il est impératif d’utiliser le cours officiel moyen annuel publié par la Banque de France, ou le taux effectif appliqué au moment du versement si celui-ci peut être justifié.
Les taux fournis par votre banque, un convertisseur en ligne ou un site de change commercial ne sont pas reconnus par l’administration fiscale, et leur usage peut entraîner un redressement ou une réduction de votre crédit d’impôt.
2. Mauvais report des revenus étrangers
Autre erreur courante : le mauvais report des revenus de source étrangère.
Les revenus imposés à l’étranger mais soumis à déclaration en France doivent être inscrits en case 8TK de la déclaration n°2042, après avoir été détaillés sur le formulaire n°2047.
Les indiquer ailleurs (par exemple dans les cases relatives aux pensions françaises) peut fausser le calcul du crédit d’impôt et modifier à tort le revenu fiscal de référence.
3. Omission de certains revenus étrangers
De nombreux retraités oublient de déclarer leurs pensions ou revenus étrangers, pensant à tort qu’ils ne sont pas soumis à la fiscalité française.
Pourtant, les résidents fiscaux français sont tenus de déclarer l’ensemble de leurs revenus mondiaux, qu’ils soient ou non imposables en France, conformément à l’article 4 A du Code général des impôts.
Cette omission peut entraîner des pénalités pour manquement déclaratif et une perte d’avantages fiscaux (notamment l’imputation du crédit d’impôt).
4. Mauvaise interprétation des conventions fiscales
Enfin, une mauvaise lecture ou interprétation des conventions fiscales internationales peut avoir des conséquences financières importantes.
Par exemple, confondre les règles applicables aux pensions publiques et privées peut entraîner soit une double imposition, soit la non-application d’un crédit d’impôt auquel le contribuable avait droit.
Chaque convention bilatérale possède ses propres modalités d’imposition : il est donc essentiel de vérifier le texte en vigueur entre la France et le pays d’origine de vos revenus (articles 18 et 19 des conventions-type OCDE pour les pensions).
"Le but d'une planification est avant tout de ne pas en perdre en faisant des mauvais choix qui sont souvent irréversibles et pouvant entraîner de lourdes pertes fiscales durant la retraite."
Pour éviter ces pièges, assurez-vous de bien documenter vos revenus et consultez un conseiller fiscal spécialisé dans les situations internationales. Les erreurs de déclaration peuvent s'avérer coûteuses et difficiles à rectifier par la suite, alors mieux vaut anticiper et s'entourer des bonnes ressources. Cela vous permettra d'optimiser efficacement votre fiscalité transfrontalière.
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Solutions pour les retraités transfrontaliers
Utiliser les bons taux de change et tenir des registres précis
Pour déclarer correctement vos revenus de source étrangère, il est essentiel d’utiliser le taux de change officiel publié par la Banque de France.
Ce taux correspond au cours moyen annuel de la devise concernée pour l’année d’encaissement des revenus.
Exemple :
Si vous avez perçu une pension suisse de 30 000 CHF en 2024, et que le taux moyen annuel publié par la Banque de France est de 1 CHF = 1,05 EUR, vous devrez déclarer 31 500 EUR dans le formulaire n°2047 (revenus encaissés à l’étranger), puis reporter le montant correspondant sur le formulaire n°2042, rubrique revenus de pension (et case 8TK le cas échéant).
Attention :
Utiliser le taux appliqué par votre banque, un site de change en ligne ou un taux ponctuel peut entraîner des erreurs de calcul, susceptibles de fausser le montant de l’impôt ou du crédit d’impôt et de provoquer des rectifications fiscales.
Pour sécuriser votre déclaration, conservez systématiquement :
- vos relevés bancaires mentionnant les virements en devise,
- vos attestations annuelles de pension étrangère,
- les justificatifs de prélèvements à la source éventuels,
- et vos calculs de conversion détaillant les montants bruts et les taux utilisés.
Tenir un tableau annuel récapitulatif mentionnant :
- le montant perçu dans chaque devise,
- le taux de change officiel appliqué,
-
et le montant converti en euros,
permet de simplifier vos déclarations et de prouver la rigueur de votre gestion en cas de contrôle fiscal.
Enfin, pensez à documenter votre situation d’affiliation sociale pour bénéficier, le cas échéant, des exonérations prévues par les conventions fiscales en matière de prélèvements sociaux (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité de 17,2 %).
Ces démarches garantissent une conformité complète avec les obligations fiscales et sociales applicables aux revenus étrangers.
Obtenir l'aide d'experts en planification fiscale
Face à la complexité des réglementations fiscales transfrontalières, l’assistance d’un expert qualifié peut s’avérer essentielle.
Un professionnel spécialisé vous aide à éviter des erreurs coûteuses, à sécuriser vos déclarations et à optimiser vos démarches fiscales et sociales.
Planifique, par exemple, propose des services dédiés aux retraités et travailleurs transfrontaliers.
Ses experts, spécialistes du droit fiscal franco-suisse, maîtrisent les conventions fiscales internationales et savent identifier des opportunités souvent méconnues pour réduire vos charges fiscales tout en respectant les obligations légales.
L’accompagnement professionnel est particulièrement précieux dans les situations complexes, notamment lorsqu’un contribuable perçoit des revenus ou pensions issus de plusieurs pays.
"Ma retraite sera optimisée au maximum grâce aux excellents conseils reçus et aux explications claires et précises fournies. Le travail de vrais professionnels qui prennent soin de vous offrir la retraite que vous méritez."
Les services proposés par Planifique incluent :
- une analyse détaillée et personnalisée de votre situation fiscale et patrimoniale,
- la comparaison de différents scénarios fiscaux et sociaux selon vos lieux de résidence et d’imposition,
- l’optimisation des choix relatifs aux piliers de retraite suisses (AVS, LPP, 3e pilier),
- ainsi qu’un accompagnement complet dans vos démarches administratives en France et en Suisse.
Grâce à cette approche globale, les économies réalisées ou les corrections d’erreurs évitées dépassent fréquemment le coût des prestations.
Pour les travailleurs de 50 ans et plus souhaitant anticiper leur transition vers la retraite, Planifique propose une première consultation gratuite de 15 minutes, destinée à évaluer vos besoins, vos objectifs et votre situation transfrontalière.
Conclusion : gérer les revenus étrangers et les impôts français
Points essentiels pour les retraités
La fiscalité des revenus étrangers pour les retraités repose sur trois éléments clés :
1. La résidence fiscale
La résidence fiscale détermine vos obligations déclaratives et le lieu d’imposition de vos revenus.
- Si vous êtes résident fiscal français, vous devez déclarer l’ensemble de vos revenus mondiaux, qu’ils proviennent de France ou de l’étranger (article 4 A du Code général des impôts).
-
À l’inverse, un non-résident n’est imposé en France que sur ses revenus de source française (salaires, pensions publiques, revenus fonciers, etc.).
Cette distinction a un impact direct sur votre charge fiscale globale, notamment lorsque vos pensions proviennent de plusieurs pays[6][8].
2. Les conventions fiscales internationales
Les conventions fiscales bilatérales jouent un rôle essentiel pour éviter la double imposition.
La France a signé plus de 120 conventions à ce jour, qui précisent quel État détient le droit d’imposer chaque catégorie de revenu.
Par exemple, la convention fiscale franco-suisse définit les règles applicables aux pensions privées (AVS, LPP) et aux pensions publiques, chacune relevant d’un régime d’imposition distinct.
Ces accords permettent également d’appliquer, selon le cas, un crédit d’impôt, une exonération avec progressivité ou une imputation directe pour éviter toute double imposition.
3. Les obligations déclaratives et les taux de change officiels
Pour être en conformité, vos revenus étrangers doivent être déclarés sur le formulaire n°2047, puis reportés sur la déclaration principale n°2042.
Les montants doivent être convertis en euros selon le taux de change moyen annuel publié par la Banque de France, afin d’éviter tout risque de redressement fiscal[9].
Les prélèvements sociaux (17,2 %) peuvent également s’appliquer, sauf si vous bénéficiez d’une exonération prévue par une convention fiscale ou si votre affiliation sociale relève d’un autre État (par exemple, de la Suisse via la LAMal).
Enfin, les contrôles fiscaux et administratifs se sont renforcés ces dernières années, notamment en ce qui concerne :
- la vérification de la résidence effective en cas de départ à l’étranger,
- et la production obligatoire de certificats de vie pour les pensions versées par des organismes français.
Pourquoi l'aide professionnelle est cruciale
Face à la complexité croissante des réglementations fiscales transfrontalières, il devient évident que les situations franco-suisses exigent une expertise approfondie pour éviter les erreurs coûteuses.
Dans un contexte où les contrôles se renforcent et les règles se précisent, bénéficier d’un accompagnement spécialisé peut faire toute la différence.
C’est précisément là que Planifique intervient.
En tant qu’expert en planification de la retraite et en stratégies financières, Planifique maîtrise les conventions fiscales internationales, en particulier celles liant la France et la Suisse, et aide chaque client à identifier des opportunités souvent méconnues pour optimiser sa fiscalité et sécuriser ses revenus futurs.
Les spécialistes de Planifique réalisent une analyse globale et personnalisée de votre situation, comparent plusieurs scénarios fiscaux et sociaux, et vous accompagnent dans l’ensemble de vos démarches administratives.
Résultat : des économies significatives, qui dépassent fréquemment le coût des services rendus.
Cette expertise est particulièrement précieuse lors de choix fiscaux irréversibles, tels que l’option pour le prélèvement libératoire de 7,5 % sur un capital de retraite ou l’imposition selon le barème progressif.
Une mauvaise décision à ce stade peut entraîner des conséquences fiscales durables sur l’ensemble de votre retraite.
Pour aider les travailleurs frontaliers et les retraités à anticiper sereinement leurs décisions, Planifique propose une consultation gratuite de 15 minutes.
Cette session permet d’évaluer vos besoins, d’identifier les priorités de votre dossier, et de déterminer si un accompagnement approfondi est pertinent pour votre situation.
Dans un paysage fiscal en constante évolution, s’entourer d’experts compétents et reconnus constitue une étape essentielle pour préserver et optimiser votre avenir financier.
Formulaire 2047 - TUTO Déclaration des revenus étrangers 2024
FAQs
Comment éviter la double imposition sur mes revenus de retraite étrangers grâce aux conventions fiscales internationales ?
Pour éviter de payer des impôts deux fois sur vos revenus de retraite perçus à l’étranger, il est essentiel de bien comprendre les conventions fiscales signées entre la France et le pays d’origine de vos pensions.
Ces accords bilatéraux déterminent quel État détient le droit d’imposer chaque type de revenu (pension publique, pension privée, capital, etc.) et fixent les mécanismes permettant d’éliminer la double imposition.
Selon les cas, cela peut prendre la forme :
- d’une exonération en France avec prise en compte pour le calcul du taux effectif d’imposition (exemption avec progressivité), ou
- d’un crédit d’impôt équivalent à l’impôt payé à l’étranger (méthode de l’imputation).
En parallèle, il est indispensable de déclarer correctement vos revenus étrangers à l’administration fiscale française, via le formulaire n°2047, puis de reporter les montants correspondants sur le formulaire n°2042, en utilisant le taux de change officiel de la Banque de France.
Une erreur de déclaration peut entraîner une imposition injustifiée ou la perte du crédit d’impôt auquel vous avez droit.
Face à la complexité de ces règles, il est fortement recommandé de faire appel à des spécialistes en fiscalité internationale et en planification financière, notamment pour les situations franco-suisses.
Une préparation minutieuse et une déclaration rigoureuse vous permettront d’éviter des erreurs coûteuses tout en assurant une gestion optimale et sécurisée de vos revenus de retraite venus de l’étranger.
Quels sont les principaux risques liés à la déclaration de revenus étrangers et comment les éviter ?
Les erreurs les plus fréquentes concernent :
- une mauvaise interprétation des conventions fiscales internationales,
- ou l’oubli involontaire de certains revenus perçus à l’étranger.
Ces maladresses peuvent avoir des conséquences financières importantes :
l’administration fiscale peut appliquer des amendes, des intérêts de retard ou procéder à un redressement fiscal, alourdissant considérablement la charge fiscale du contribuable.
Pour éviter ces désagréments, il est essentiel de maîtriser les règles fiscales françaises et internationales applicables à votre situation personnelle, notamment celles liées aux revenus de retraite ou aux pensions transfrontalières.
Faire appel à un spécialiste en fiscalité internationale et en planification financière, tel que Planifique, peut constituer un atout précieux.
Un expert vous accompagnera pour :
- remplir correctement vos déclarations,
- appliquer les conventions fiscales en vigueur,
- et optimiser la gestion globale de vos revenus.
Cet accompagnement vous permettra d’aborder vos démarches fiscales et votre transition vers la retraite avec plus de sérénité, de conformité et d’efficacité.




