
Prévoyance suisse vs française: options pour indépendants

Quand on est indépendant, la préparation de sa retraite repose entièrement sur ses propres choix. En France, les cotisations obligatoires couvrent une base minimale, mais le Plan d'Épargne Retraite (PER) et l'assurance-vie permettent de compléter cette épargne. En Suisse, le système des trois piliers offre plus de flexibilité, avec un accent sur le pilier 3a pour des avantages fiscaux, et le pilier 3b pour une gestion plus libre. Les différences principales incluent :
- France : Cotisations sociales élevées (20-25 %), PER déductible, mais fonds bloqués jusqu’à la retraite.
- Suisse : Cotisations sociales plus faibles (15 %), pilier 3a plafonné mais fiscalement avantageux, pilier 3b sans limite ni blocage.
Pour les indépendants transfrontaliers, le choix du régime dépend du pays d'activité principal. Maximiser les avantages fiscaux et éviter les doubles cotisations nécessite une planification précise pour équilibrer fiscalité, épargne et flexibilité.
Résumé rapide :
| Critères | France (PER) | Suisse (Pilier 3a/3b) |
|---|---|---|
| Cotisations sociales | 20-25 % | 15 % |
| Avantages fiscaux | Déduction selon revenus | Plafond 7 258 CHF (3a), illimité (3b) |
| Blocage des fonds | Jusqu’à 62-65 ans (sauf exceptions) | Retrait anticipé sous conditions (3a), libre (3b) |
| Flexibilité d’investissement | Large choix (PER, assurance-vie) | Plus restreint (produits locaux) |
Planifiez avec soin pour sécuriser votre retraite et optimiser vos finances.
La retraite des frontaliers [WEBINAR]
Options de retraite volontaire pour les travailleurs indépendants en France
En France, les travailleurs indépendants ne bénéficient pas d’un second pilier équivalent à celui de la caisse de pension suisse. Cela rend les dispositifs de retraite volontaire essentiels pour garantir un revenu confortable une fois à la retraite. Contrairement aux salariés, vous ne profitez pas de contributions patronales pour compléter vos cotisations.
Principaux dispositifs de retraite volontaire en France
Le Plan d'Épargne Retraite (PER) est aujourd’hui la solution phare pour les indépendants. Ce dispositif moderne remplace les anciens systèmes avec davantage de flexibilité et de transparence. Un avantage clé ? Les cotisations versées sont déductibles de votre revenu professionnel, ce qui réduit immédiatement votre base imposable. De plus, le PER est transférable d’un établissement à un autre sans grandes pénalités, un atout en termes de mobilité.
L’assurance-vie est une autre option intéressante. Même si elle n’a pas été conçue spécifiquement pour la retraite, elle offre une grande souplesse, notamment la possibilité de retirer vos fonds à tout moment. Cependant, contrairement au PER, les versements ne sont pas déductibles de votre revenu imposable, ce qui change son attrait fiscal.
Enfin, les contrats Madelin, bien qu’anciens, restent une solution pour ceux qui en disposent déjà. Si vous avez souscrit un contrat avec des conditions avantageuses, il peut être judicieux de le conserver. Toutefois, pour toute nouvelle souscription, le PER est souvent préféré pour sa simplicité et sa gestion plus moderne.
Ces dispositifs permettent de mieux comprendre comment vos cotisations peuvent se traduire en avantages fiscaux, comme expliqué ci-dessous.
Plafonds de cotisation et avantages fiscaux
Le choix du dispositif est important, mais il faut aussi tenir compte des plafonds de cotisation et des avantages fiscaux associés. Pour le PER, la déduction fiscale annuelle est limitée à 10 % du revenu professionnel net, avec un minimum de 4 170 €. Ce plafond permet aux indépendants ayant des revenus élevés de déduire des montants significatifs et d’optimiser leur fiscalité. Par exemple, une cotisation de 10 000 € dans une tranche d’imposition à 30 % génère une économie d’impôt d’environ 3 000 €.
Les contrats Madelin offrent des plafonds différents, parfois plus élevés selon les conditions négociées. Quant à l’assurance-vie, il n’existe pas de plafond légal pour les versements annuels, bien que les assureurs puissent fixer leurs propres limites. De plus, un mécanisme de report des droits non utilisés permet de lisser vos cotisations sur plusieurs années, offrant une flexibilité supplémentaire.
Modalités de retrait et conditions d’accès
Une fois vos cotisations optimisées, il est essentiel de comprendre comment accéder à vos fonds. Les sommes placées dans un PER ou un contrat Madelin sont généralement bloquées jusqu’à l’âge de la retraite, situé entre 62 et 65 ans. Cependant, certains cas spécifiques permettent un déblocage anticipé sans pénalités majeures : invalidité, surendettement, décès de l’assuré ou achat de la résidence principale.
En dehors de ces exceptions, un retrait anticipé entraîne une fiscalité lourde, avec l’application de l’impôt sur le revenu selon votre tranche marginale, ainsi que des prélèvements sociaux d’environ 17,2 %. À la retraite, vous avez plusieurs options pour récupérer vos fonds : un versement en capital (en une ou plusieurs fois), une rente viagère, ou une combinaison des deux. Le capital retiré est alors soumis au barème progressif de l’impôt, souvent moins élevé si vos revenus de retraite sont modestes.
L’assurance-vie, quant à elle, offre une liberté totale : vous pouvez retirer vos fonds à tout moment, sans contrainte d’âge. La fiscalité des retraits dépend de l’ancienneté du contrat et des montants investis. Après huit ans de détention, vous bénéficiez notamment d’un abattement annuel sur les gains de 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple. Cette souplesse en fait une option attrayante pour gérer vos finances à long terme.
Options de retraite volontaire pour les travailleurs indépendants en Suisse
En Suisse, le système de retraite repose sur trois piliers. Le premier pilier (AVS/AI/APG) garantit une couverture de base obligatoire. Le deuxième pilier (LPP) concerne la prévoyance professionnelle, mais les travailleurs indépendants ne sont pas tenus d’y cotiser. C’est pourquoi le troisième pilier joue un rôle clé pour eux, leur permettant d’épargner suffisamment pour leur retraite. Contrairement aux salariés, les indépendants ne bénéficient pas de cotisations patronales, ce qui rend une planification financière proactive essentielle. Voici comment les piliers 3a et 3b peuvent répondre aux besoins spécifiques des travailleurs indépendants.
Comprendre les régimes du troisième pilier
Le troisième pilier se divise en deux catégories bien distinctes : le pilier 3a et le pilier 3b.
- Le pilier 3a : Ce dispositif d’épargne est réglementé et offre des avantages fiscaux immédiats. Les cotisations sont déductibles du revenu imposable, et les rendements de placement ne sont pas imposés tant que les fonds restent investis. Il est accessible aux personnes ayant un revenu soumis à l’AVS et âgées de moins de 65 ans.
- Le pilier 3b : Contrairement au 3a, ce pilier est plus flexible. Il n’impose ni plafond de cotisation ni restrictions sur les retraits. Cette souplesse est particulièrement utile pour les indépendants dont les revenus fluctuent, leur permettant d’ajuster leurs contributions selon leurs moyens financiers et d’accéder aux fonds à tout moment en cas de besoin.
En résumé, le pilier 3a permet de réduire immédiatement les impôts grâce à ses déductions, tandis que le pilier 3b offre une liberté totale d’accès aux épargnes.
Plafonds de cotisation et avantages fiscaux
Examinons les plafonds de cotisation et les avantages fiscaux associés. En 2025, le montant maximum déductible pour le pilier 3a sera de 7 258 CHF par an. Bien que ce plafond soit limité, il permet de réaliser des économies fiscales importantes. Selon votre canton et votre tranche d’imposition, vous pourriez économiser jusqu’à 1 815 CHF d’impôts chaque année.
Le pilier 3a présente deux atouts fiscaux majeurs : les cotisations réduisent immédiatement le revenu imposable, et les rendements croissent sans être imposés jusqu’au retrait. Lors du retrait, les fonds sont imposés séparément, souvent à un taux réduit, ce qui en fait une solution efficace pour accumuler un capital retraite.
Quant au pilier 3b, il n’a pas de plafond de contribution. Bien que les cotisations ne soient pas déductibles, les rendements peuvent bénéficier d’un traitement fiscal avantageux selon le canton. Une stratégie courante consiste à maximiser d’abord les cotisations au pilier 3a pour profiter des économies fiscales, puis à utiliser le pilier 3b pour épargner davantage.
Retraits et accès anticipé
Les fonds du pilier 3a sont généralement bloqués jusqu’à l’âge de la retraite, soit au minimum 60 ans. Cependant, des exceptions permettent un retrait anticipé sans pénalités majeures, comme l’achat d’une résidence principale, un départ définitif de Suisse ou le lancement d’une activité indépendante. Dans certains cantons, des retraits anticipés peuvent également être possibles pour des besoins professionnels ou des investissements liés à votre activité.
Le pilier 3b, en revanche, offre une liberté totale de retrait. Vous pouvez accéder à vos fonds à tout moment, que ce soit pour gérer un imprévu ou saisir une opportunité d’investissement. À la retraite, vous avez le choix entre un versement en capital, une rente viagère ou une combinaison des deux. Le capital retiré est imposé séparément à un taux réduit, tandis que la rente est ajoutée à vos revenus annuels. Cela vous permet d’adapter votre stratégie de retrait à votre situation fiscale et à vos besoins financiers.
Pour tirer le meilleur parti de votre épargne volontaire, il est conseillé d’évaluer d’abord le montant que vous percevrez de l’AVS, puis d’utiliser les piliers 3a et 3b pour combler l’écart entre vos revenus et vos besoins à la retraite.
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Comparaison directe : systèmes de retraite français et suisse
Après avoir exploré les spécificités de chaque système, il est temps de comparer directement les différences entre les régimes de retraite en France et en Suisse. Cette analyse vous permettra de mieux comprendre lequel pourrait convenir à votre situation d'indépendant.
Avantages fiscaux et plafonds de cotisation
Les deux systèmes présentent des approches fiscales distinctes. En France, le Plan d'Épargne Retraite (PER) offre une déduction fiscale immédiate sur les cotisations, sans limite spécifique. Cela signifie que vous pouvez adapter vos cotisations à vos revenus. Par exemple, avec un taux marginal d'imposition de 45 %, une cotisation de 10 000 € génère une économie fiscale conséquente.
En Suisse, le pilier 3a propose également une déduction fiscale immédiate, mais avec des plafonds annuels fixes. En 2025, ces plafonds sont de 7 258 CHF pour les salariés affiliés à un deuxième pilier, et de 36 288 CHF pour les indépendants non affiliés à la LPP. L'économie fiscale varie selon le canton, mais une cotisation maximale peut réduire vos impôts de 1 815 CHF à 2 500 CHF, selon votre taux marginal. De plus, les charges sociales sont généralement plus faibles en Suisse : environ 15 % pour l'employeur et l'employé, contre 30 à 45 % pour l'employeur et 20 à 25 % pour l'employé en France.
La fiscalité au moment du retrait diffère également. En France, si vous optez pour une rente, elle est soumise à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux de 17,2 %. En Suisse, le capital retiré est imposé séparément, souvent à un taux réduit selon le canton, ce qui peut être avantageux pour les hauts revenus. Ces distinctions influencent directement les stratégies d’épargne.
Options d'investissement et flexibilité
Les options d’investissement varient considérablement entre les deux systèmes. En France, le PER offre une large gamme de choix : contrats d’assurance-vie, fonds communs de placement et autres produits financiers. Cette diversité permet aux indépendants de personnaliser leur portefeuille selon leurs objectifs et leur tolérance au risque.
Certaines professions bénéficient même de solutions spécifiques. Par exemple, des produits comme le « barème croisé pro » proposés par SwissLife offrent une couverture renforcée contre l'invalidité professionnelle pour des métiers tels que pharmacien, artisan ou commerçant[9].
En Suisse, le pilier 3a privilégie une approche plus simple et sécurisée. Les options d’investissement se limitent souvent à des produits d’assurance ou des solutions d’épargne proposées par des institutions dédiées. Cette simplicité garantit une meilleure prévisibilité, avec des rendements souvent assortis d’un intérêt minimum garanti.
Ainsi, si vous recherchez une gestion active et diversifiée de votre épargne, le PER français est une option attrayante. En revanche, pour ceux qui préfèrent une solution plus stable et moins complexe, le pilier 3a suisse peut être un choix judicieux.
Règles de retrait et liquidité
L'accès à l'épargne est un critère crucial pour les indépendants. En France, le PER permet des retraits anticipés en cas de difficultés financières, un avantage non négligeable pour ceux dont les revenus peuvent fluctuer. Ces retraits sont toutefois soumis à l’impôt et aux cotisations sociales.
En Suisse, les règles sont plus strictes. Le pilier 3a n’autorise les retraits que dans des cas spécifiques : achat d’une résidence principale, départ définitif de Suisse ou lancement d’une activité indépendante. Ces restrictions favorisent une épargne à long terme, mais limitent la flexibilité en cas d'imprévus.
Au moment de la retraite, les deux systèmes offrent des options similaires : versement en capital, rente viagère ou combinaison des deux. Cependant, en Suisse, le capital retiré est imposé séparément, souvent à un taux avantageux.
Pour les indépendants qui privilégient la liquidité et souhaitent accéder à leur épargne en cas de besoin, le PER français est plus adapté. En revanche, si vous recherchez une structure rigoureuse pour votre épargne, le pilier 3a suisse peut s’avérer bénéfique à long terme.
Conclusion personnalisée
Le choix entre ces deux systèmes dépendra de vos priorités : revenus, stabilité financière et projets futurs. Pour les indépendants opérant dans les deux pays ou envisageant une mobilité transfrontalière, des conseils personnalisés, comme ceux proposés par Planifique, peuvent vous aider à optimiser vos cotisations et à tirer le meilleur parti des avantages offerts par chaque système. Une stratégie bien pensée peut faire toute la différence dans la gestion de votre retraite.
Travailleurs indépendants transfrontaliers : ce qu'il faut savoir
Exercer une activité transfrontalière peut offrir des opportunités financières intéressantes, mais cela implique de jongler avec deux systèmes de prévoyance distincts. Comprendre les règles en vigueur et adopter une stratégie adaptée sont essentiels pour optimiser votre couverture sociale et votre épargne retraite. Voyons comment ces systèmes fonctionnent ensemble et les moyens d'en tirer le meilleur parti.
Comment les systèmes français et suisse interagissent
Pour un travailleur indépendant transfrontalier, la première question à résoudre concerne le régime de sécurité sociale applicable. C'est le lieu principal d'exercice de votre activité qui détermine ce régime. Si votre activité en France constitue une part significative de votre activité totale, vous serez affilié au régime français de sécurité sociale.
Ce choix a des implications directes sur vos cotisations. En Suisse, les indépendants cotisent à l'AVS/AI/APG (calculées sur la base de leur revenu annuel), tandis qu'en France, ils s'acquittent des contributions au RSI, souvent plus élevées. Contrairement à la France, le deuxième pilier (LPP) n'est pas obligatoire pour les indépendants en Suisse, bien qu'il soit possible d'y adhérer sur une base volontaire.
Pour éviter des erreurs coûteuses, il est recommandé de consulter le Service Mobilité Internationale afin d’obtenir une détermination officielle de votre régime de sécurité sociale. Ce document clarifie quel système s’applique en priorité et comment vos prestations seront calculées. Sans cette validation, vous risquez de payer des cotisations en double ou de laisser des lacunes dans votre protection.
Les accords internationaux de sécurité sociale permettent une coordination entre les deux systèmes. Les périodes de cotisation en France et en Suisse sont prises en compte, chaque pays versant une pension proportionnelle à vos contributions locales.
Le choix de votre assurance maladie est également crucial. Vous devez choisir entre la CPAM française et la LAMal suisse selon votre situation. Si vous recevez principalement des soins en Suisse, la LAMal est souvent plus adaptée.
Maximiser vos avantages retraite des deux côtés de la frontière
Une fois vos régimes définis, il est possible d’optimiser vos avantages retraite en jouant sur les dispositifs volontaires des deux pays. L’astuce consiste à utiliser intelligemment les opportunités de chaque système.
Si votre activité principale se situe en Suisse, le pilier 3a est un excellent levier. En 2025, vous pouvez déduire jusqu’à 7 258 CHF de votre revenu imposable par an. Cette déduction peut générer une économie fiscale allant jusqu’à 2 500 CHF, selon votre taux marginal d’imposition. Contrairement au système français, ces cotisations ne dépendent pas de votre niveau de revenu.
Pour ceux qui partagent leur activité entre les deux pays, une approche équilibrée pourrait consister à maximiser les cotisations au pilier 3a suisse tout en contribuant au PER français. Cela permet de profiter des avantages fiscaux dans les deux systèmes.
Adaptez vos contributions en fonction du pays où le taux d’imposition est le plus élevé. Si votre taux en France est supérieur à celui de la Suisse, privilégiez les versements au PER français pour optimiser vos déductions fiscales.
La répartition géographique de vos revenus est aussi un élément clé. Si vous avez une certaine flexibilité dans la structuration de votre activité, ajuster vos revenus entre les deux pays peut influencer vos tranches d’imposition et vos cotisations sociales.
En 2025, les primes LAMal ont augmenté de 5 à 8 % par rapport à 2024, ce qui alourdit le coût global de votre protection sociale. Prenez ce facteur en compte si vous hésitez entre les systèmes français et suisse pour votre couverture santé.
Gardez une trace précise de vos cotisations AVS, car l’accès au pilier 3a suisse nécessite une affiliation active à l’AVS via un emploi suisse. Conservez vos justificatifs de paiement et vérifiez régulièrement votre compte individuel AVS pour éviter tout litige.
Dans des régions comme le Pays de Gex, le Doubs, la Haute-Savoie ou la Savoie, des conseillers financiers spécialisés peuvent vous aider à identifier des stratégies permettant d’économiser jusqu’à 2 500 CHF par an en impôts.
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Face à la complexité des situations transfrontalières, un accompagnement professionnel est souvent indispensable. Planifique propose une consultation initiale gratuite de 15 minutes pour évaluer votre situation et identifier des pistes d’optimisation adaptées à vos objectifs de retraite et à votre fiscalité.
Revoyez votre stratégie de prévoyance chaque année, car les réglementations évoluent fréquemment. Les hausses des primes LAMal en 2025 illustrent bien l’importance d’une veille régulière. Une stratégie efficace aujourd’hui pourrait nécessiter des ajustements demain, en fonction des changements législatifs et de votre situation professionnelle.
Conclusion : choisir la bonne stratégie de prévoyance
Opter pour un système de prévoyance est une décision cruciale, car elle impacte directement votre fiscalité, votre flexibilité financière et le montant de votre retraite. La France et la Suisse adoptent des approches très différentes : la France mise sur la solidarité collective avec des cotisations proportionnelles aux revenus, tandis que la Suisse privilégie une approche plus individualisée, avec des contributions ajustables. Ces choix structurent les décisions que chaque indépendant doit prendre pour sécuriser son avenir.
En Suisse, le système offre des avantages fiscaux notables, notamment avec des déductions pouvant atteindre 36 288 CHF. Ces déductions, indépendantes du revenu, se démarquent du système français, où les avantages fiscaux des régimes volontaires sont plus restreints et liés aux revenus déclarés. Cette différence peut influencer considérablement la stratégie à adopter.
La liquidité des fonds est également un facteur clé, surtout pour les indépendants travaillant dans des zones transfrontalières. Par exemple, le pilier 3a suisse permet des retraits anticipés sous certaines conditions spécifiques, comme l’achat d’une résidence principale, la création d’une entreprise ou un départ définitif du pays. En revanche, les contrats français comme le PER bloquent généralement les fonds jusqu’à l’âge de la retraite, sauf en cas de difficultés financières majeures.
Pour les travailleurs indépendants transfrontaliers, maximiser les contributions dans le pays où le taux d’imposition marginal est le plus élevé peut s’avérer stratégique. Cela permet de profiter pleinement des déductions fiscales tout en construisant une retraite équilibrée. Cependant, la complexité des réglementations transfrontalières rend souvent nécessaire un accompagnement professionnel. Les règles évoluent constamment, les plafonds de cotisation changent, et une erreur peut coûter cher sur le long terme.
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Planifique propose une consultation initiale gratuite de 15 minutes pour analyser votre situation personnelle et identifier les leviers d’optimisation adaptés à votre profil, que vous travailliez principalement en France, en Suisse, ou des deux côtés de la frontière.
Il est essentiel de réviser votre stratégie de prévoyance au moins une fois par an. Les changements législatifs, l’évolution de votre activité professionnelle et les modifications de votre situation familiale peuvent nécessiter des ajustements. Gardez une trace précise de vos cotisations et vérifiez régulièrement vos relevés pour éviter toute lacune dans votre couverture.
La prévoyance pour les indépendants ne se résume pas à des chiffres. Elle doit refléter vos objectifs à long terme, votre tolérance au risque et vos aspirations de vie. Que vous choisissiez le système français, suisse ou une combinaison des deux, l’important est de faire un choix éclairé, en comprenant les conséquences de chaque option. Adaptez votre stratégie à votre situation personnelle et ajustez-la régulièrement, car la planification de votre retraite est un processus continu.
FAQs
Quels sont les avantages fiscaux du pilier 3a en Suisse comparés à ceux du Plan d'Épargne Retraite (PER) en France pour les indépendants ?
En Suisse, le pilier 3a et en France, le Plan d'Épargne Retraite (PER) offrent des avantages fiscaux intéressants pour les travailleurs indépendants. Cependant, leur fonctionnement et leurs bénéfices diffèrent.
En Suisse, les cotisations versées au pilier 3a peuvent être déduites du revenu imposable, ce qui permet de réduire considérablement la charge fiscale annuelle. De plus, les revenus générés par les investissements dans le pilier 3a ne sont pas soumis à l'impôt tant que les fonds restent dans le plan. Lors du retrait, généralement à l'âge de la retraite, les montants sont imposés à un taux réduit.
En France, le PER fonctionne de manière similaire en permettant de déduire les versements volontaires du revenu imposable, dans certaines limites. Cela peut alléger la fiscalité pendant la phase de cotisation. Les gains accumulés dans le PER ne sont pas imposés tant qu'ils restent dans le plan. Au moment de la retraite, vous pouvez choisir entre une sortie en capital ou en rente, chaque option bénéficiant d'une fiscalité adaptée.
Ces deux dispositifs sont conçus pour répondre aux besoins spécifiques de prévoyance et d'optimisation fiscale. Pour faire un choix éclairé et adapté à votre situation personnelle, il est conseillé de consulter un expert en gestion de patrimoine ou en fiscalité.
Comment un indépendant transfrontalier peut-il optimiser sa prévoyance entre la Suisse et la France ?
Pour les indépendants travaillant entre la Suisse et la France, tirer le meilleur parti de sa prévoyance demande une compréhension fine des systèmes de retraite des deux pays. Chaque système a ses propres règles, avantages et contraintes, ce qui rend crucial de considérer des éléments comme vos revenus, votre résidence fiscale et vos objectifs à long terme.
Une approche judicieuse pourrait consister à combiner les meilleures options de prévoyance volontaire proposées dans chaque pays, tout en restant en conformité avec les réglementations fiscales et sociales. En élaborant une stratégie sur mesure, vous pouvez optimiser vos cotisations et garantir une retraite confortable, parfaitement adaptée à votre statut transfrontalier.
Quelles sont les conditions de retrait anticipé du pilier 3a en Suisse et comment se comparent-elles à celles du PER en France ?
En Suisse, le pilier 3a permet un retrait anticipé uniquement dans des cas spécifiques. Par exemple, vous pouvez l'utiliser pour financer l'achat de votre résidence principale, démarrer une activité indépendante ou encore si vous quittez définitivement le pays. Ces possibilités sont rigoureusement encadrées pour préserver l'objectif principal : garantir votre retraite.
De l'autre côté de la frontière, en France, le Plan d'Épargne Retraite (PER) propose également des options de déblocage anticipé. Parmi elles, l'achat de la résidence principale ou des situations de difficultés financières graves, comme une invalidité ou le décès du conjoint. Cependant, les règles et les conséquences fiscales entre ces deux dispositifs varient considérablement.
Si vous êtes travailleur indépendant ou frontalier, bien maîtriser ces différences est crucial pour bâtir une stratégie de prévoyance adaptée. Faire appel à un expert peut vous offrir un accompagnement sur mesure pour maximiser vos avantages.



